Interview Corse Net Infos du 10 février 2021 : « La CAB n’a pas investi 24 mais 40,5 millions d’euros durant la mandature »

Echec à l’élection municipale de Bastia avec dans la foulée la perte de la présidence de la communauté d’agglomération de Bastia et du Syavdec : 2020 n’aura pas constitué un cru dans la carrière politique de François Tatti. Mais l’homme dit qu’il en a vu d’autres et qu’il lui en faudrait beaucoup plus pour renoncer. A la veille de relever de nouveaux défis politiques qu’il se prépare à affronter plus combatif que jamais, celui qui affirme avoir toujours abordé victoires et défaites d’un même front, s’attarde pour CNI sur la dernière consultation électorale bastiaise, sur l’action que Unione per Bastia a introduit en Conseil d’Etat, sur son rôle à la tête de la communauté d’agglomération de Bastia en réfutant les arguments développés récemment par l’actuel président, celui mené au Syvadec et évoque les prochaines élections territoriales. Charles Monti

François Tatti, avec l’échec de la liste Unione per Bastia en juin dernier vous avez été le grand perdant des élections municipales de Bastia. Vous n’êtes plus ni président de la CAB ni du Syvadec, quel est votre positionnement aujourd’hui ?

Mon engagement politique est intact, j’ai connu beaucoup de victoires mais aussi des défaites et celle-ci, comme les autres, ne changera rien à mes convictions et à la passion qui m’anime. Cependant il s’agit bien d’un échec, non pas personnel mais collectif, car je reste convaincu que l’alternance était vraiment nécessaire à Bastia. Jamais notre ville n’avait été aussi déconnectée économiquement de son territoire, déclassée, et son maire inaudible au plan régional.

Pourtant avec 49,37% des suffrages dans une triangulaire, c’est bien Pierre Savelli qui a été reconduit par les Bastiais ?

Le premier tour de scrutin a sanctionné durement la majorité sortante qui n’a obtenu que 30,4 % des suffrages. Contrairement à l’opposition, elle n’avait pas la possibilité de s’allier, ce qui la condamnait pour le second tour. L’inversion du résultat constatée en juin est due essentiellement à deux causes : le soutien indirect qu’elle a reçu de Julien Morganti, qui dans les faits a changé de camp, et les irrégularités dont elle a abusé durant la longue campagne du second tour sur fond de COVID. Le Tribunal Administratif de Bastia a reconnu que Pierre Savelli avait gravement injurié les colistiers de Jean Sébastien de Casalta et qu’il avait bénéficié d’un soutien illégal de l’Office Public de l’Habitat mais il n’en a pas tiré toutes les conséquences puisqu’il a seulement annulé le 43 ème siège. Or, nous considérons que ces irrégularités et bien d’autres encore, ont entaché la sincérité du scrutin et c’est pour cette raison que nous faisons appel en Conseil d’Etat.

Pensez-vous réellement que le Conseil d’Etat puisse annuler l’élection municipale qui a été validée par le TA de Bastia ?

Absolument. De toute évidence et avant même que les procédures n’aboutissent nous constatons que les nationalistes sont pris la main dans le sac. Ceux qui n’ont cessé de dénoncer la fraude électorale quand ils étaient dans l’opposition n’ont pas hésité à commettre des irrégularités pour se maintenir au pouvoir.
Il y a donc la nécessité de faire la lumière sur l’étendue du comportement anti-démocratique de Pierre Savelli et de sa majorité. Nous avons relevé les injures, les inaugurations fastueuses, les moyens de campagne donnés aux associations ou encore, et c’est sans doute ce qui est le plus accablant, la campagne orchestrée avec les moyens de l’Office Public de l’Habitat. Ce sont autant de moyens illégaux, qui auraient dû conduire à l’annulation du scrutin. L’enquête pénale est en cours, avec les moyens d’investigation qui sont les siens, dira si ces irrégularités constituent des manœuvres frauduleuses comme certains éléments le laissent à penser.

En attendant quel bilan tirez-vous de votre action à la tête de la CAB dans le contexte de tensions qui ont émaillé la mandature ?

La Communauté d’Agglomération a en effet pâti des tensions orchestrées contre moi, d’abord par Gilles Simeoni puis par Pierre Savelli, mais elles n’ont pas eu raison de ma détermination. Et si elles m’ont ralenti, elles ne m’ont pas empêché de mener à bien des projets qui me tenaient à cœur comme par exemple :

  • La municipalisation de l’eau et de l’assainissement avec la création d’Acqua Publica
  • La montée en puissance du tri sélectif avec l’un des meilleurs taux de valorisation des déchets de l’île en 2019 : 42,4% !
  • La modernisation des équipements sportifs avec un programme d’investissements très dense en dépit d’un budget limité.
  • La structuration des services communautaires avec des progrès au niveau des conditions de travail et de l’organisation.
  • La modernisation des équipements collecte et de transports en commun.
  • Dans le domaine de la protection animale : l’abandon du site de Ville di Pietrabugno et lancement du projet de refuge animalier de Fornacina.

Bien sûr, il y aussi des projets qui n’ont pas abouti mais nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir.

Louis Pozzo di Borgo, votre successeur, n’est pas tendre avec cette période. Il est très critique sur plusieurs points.

J’ai, en effet, relevé dans une interview récente qu’il a accordée à votre titre qu’il semblait découvrir l’institution avec ses contraintes budgétaires et ses tensions politiques. Ce qui est assez cocasse, voire inquiétant, c’est que Louis Pozzo di Borgo a dû oublier qu’il a été mon vice-président, qu’il a siégé pendant toute la mandature en qualité de membre de la majorité communautaire au bureau et au conseil communautaire et qu’il a voté tous les budgets !
Plus sérieusement mon successeur est à la tête d’une grande institution, j’espère qu’il aura les moyens de travailler et de lui faire jouer un rôle important. Il gagnerait à se consacrer à ses missions en assumant ses responsabilités au lieu de me quereller à longueur d’interview. La victoire électorale ne permet pas tout avec un opposant.

La CAB est un outil majeur d’aménagement du territoire, considérez-vous comme votre successeur qu’avec 4M€ l’an, l’investissement n’était pas suffisant ?

Je tiens à rectifier le montant indiqué par mon successeur car il ne correspond pas à la réalité. La CAB n’a pas investi 24 mais 40,5 millions d’euros durant la mandature :
– 26,5 millions d’euros au titre du budget principal
– 11 millions d’euros au titre du budget de l’eau et de l’assainissement
– 1,41 millions d’euros au titre des transports
– 1,49 millions d’euros au titre de la ZAE d’Erbajolu
Cela représente près de 7 millions d’euros par an, ce qui est près du double de ce qu’il annonce. C’est d’autant plus remarquable qu’ils ont été réalisés dans un contexte très tendu, marqué par la réduction des dotations d’Etat et le blocage des contributions des communes. Ce dernier point est très sensible politiquement pour les communes, mais il faudra bien qu’un jour elles abandonnent tout ou partie des recettes fiscales correspondant aux dépenses qu’elles n’assurent plus puisqu’elles ont été transférées à la Communauté d’Agglomération de Bastia.
Cependant l’investissement n’est jamais suffisant surtout dans une île comme la Corse où la puissance publique a un impact majeur au plan économique surtout en période crise avec un rôle contracyclique.

Chacun a pu observer les tensions avec Gilles Simeoni puis avec Pierre Savelli. Ne pensez-vous pas que ces querelles politiques ont finalement porté préjudice à Bastia ?

J’ai toujours veillé à défendre les intérêts de Bastia connaissant sa contribution majeure à la Communauté d’Agglomération tant au plan fiscal que social, notamment dans le secteur de l’habitat. Je ne vais pas énumérer ici toutes les actions que j’ai initiées ou soutenues, y compris parfois contre l’avis d’autres maires.
En revanche je me suis frontalement opposé à la politique Bastiaise lorsqu’elle était contraire aux intérêts du territoire.
Cela a été le cas à propos de la SEM Bastia Aménagement, dont la CAB est actionnaire à 40% comme la Ville, qui a perdu plus de 3 millions d’euros en 6 ans. Les gestionnaires de la ville qui en ont assuré la présidence durant toute la mandature l’ont quasiment mise en faillite. Il en est de même pour le projet U Mercà qui a été diabolisé par Pierre Savelli pour des raisons idéologiques alors qu’il ne s’agissait que d’installer une halle de moins de 1000 mètres carrés destinée pour l’essentiel à des artisans Bastiais. Mais je précise que la plupart des autres élus communautaires ont partagé mon point de vue, Louis Pozzo di Borgo compris.
J’ai aussi combattu le NPNRU de la cité des monts qui est néfaste pour la ville et la CAB au niveau écologique et financier mais plus encore humain et ma position n’a jamais varié.
A contrario je me suis battu avec d’autres pour créer la régie communautaire de l’eau et de l’assainissement « Acqua Publica » contre l’avis de Gilles Simeoni qui avait d’autres intentions.
Ces oppositions ne sont pas des querelles de personnes mais bien des choix de fond qui sont la noblesse de la politique.

Bastia n’a-t-elle pas été la grande oubliée du tri sélectif comme l’affirme Louis Pozzo di Borgo ?

C’est une appréciation qui ne repose sur aucun fondement. La réalité est tout autre : le développement du tri a reposé sur une stratégie réfléchie, concertée avec les instances paritaires, votée à l’unanimité, c’est-à-dire partagée par la majorité Bastiaise, puis mise en œuvre avec détermination. Elle a consisté à lancer le tri en porte à porte prioritairement dans les secteurs pavillonnaires de la CAB, y compris à Bastia.
Cette première étape a été un grand succès, ce qui nous a permis d’engager la phase suivante consistant à déployer le tri en porte à porte dans les secteurs collectifs. C’est sur cette base que nous avons fait l’acquisition d’une première série de conteneurs semi-enterrés dont j’espère que l’installation a débuté entre temps. Nous avons fait tout cela dans le cadre d’un règlement de collecte et avec des financements partenariaux essentiellement dans le cadre du programme « territoire zéro gaspillage, zéro déchets ».
Aucune commune n’a été oubliée ; Bastia a été dotée comme les autres. Mais il est vrai que nous aurions pu aller plus vite dans les secteurs touristiques si la municipalité de Bastia avait répondu à nos demandes répétées d’installation d’un dispositif de tri semi-enterré dans le secteur du Vieux Port ou de Place d’Armes où les déchets s’entassent souvent à ciel ouvert. Aucune réponse n’est venue en 3 ans et l’équipement doit toujours dormir dans un dépôt.

Votre gestion du personnel a été très critiquée par la majorité communautaire pendant toute la mandature. Aujourd’hui votre successeur évoque une précarité entretenue, avez-vous fait de promesses intenables comme il le laisse entendre ?

Décidément mon successeur est adepte des imputations déplacées et infondées.
Tout d’abord, je rappelle que dans une collectivité publique les agents ont vocation à devenir fonctionnaires s’ils remplissent les conditions. Dans chacune de mes fonctions je me suis efforcé de leur donner ce statut comme c’est le cas au Syvadec où tous les agents qui le peuvent sont titularisés.
Je n’ai eu recours à des contrats à durée déterminée que dans des cas bien précis : les contrats aidés, les apprentis, les accroissements saisonniers d’activités ou les recrutements temporaires dans un service non encore stabilisé. J’ai toujours annoncé aux agents que leur titularisation dépendait de deux faits : leur manière de servir et la création des postes par le conseil communautaire. Ces engagements sont publics et clairs et je les ai toujours respectés.
Les problèmes sont venus de Pierre Savelli qui, à plusieurs reprises, s’est opposé à la création des postes nécessaires à la titularisation des personnels avec des arguments fallacieux. Cela a par exemple été le cas le 7 février 2019 lorsque la majorité Bastiaise, Pierre Savelli en tête, a voté contre la création des postes nécessaires à l’intégration de 7 agents en dépit d’un accord unanime du bureau communautaire. Cette manœuvre grossière était destinée à maintenir des agents dans la précarité pour mieux pouvoir me le reprocher. Grâce aux autres élus communautaires mais en l’absence de Louis Pozzo di Borgo qui n’a pas donné pouvoir ce jour-là, la délibération est passée et j’ai pu intégrer ces agents.
Je dispose bien entendu de toutes les délibérations prouvant ces affirmations.

Vous n’avez donc pas laissé le soin à votre successeur « le sale boulot », c’est-à-dire supprimer des postes non indispensables ?

J’ai l’habitude d’assumer mes décisions positives ou négatives et je mets quiconque au défi de trouver un agent à qui j’aurais fait des promesses inconsidérées. Louis Pozzo di Borgo a sans doute été amené à mettre fin à des contrats saisonniers du service de collecte comme je l’ai toujours fait en période creuse, en allant peut-être au-delà de ce qui était pratiqué auparavant compte tenu de la réduction d’activité liée à la fermeture des bars et des restaurants. J’en aurai sans doute fait autant.
En revanche, je veux dire que je ne me serais pas séparé comme il l’a fait d’un jeune homme que je m’étais employé à intégrer car il avait été victime d’un drame qui a ému la Corse entière. Il avait en effet échappé de justesse à la mort le 30 janvier 2019 à Lupino sous les tirs du forcené qui a abattu Auguste Bracconi. Il n’a pas pu reprendre son travail dans la sécurité et aurait pu s’épanouir à la CAB avec un accompagnement transitoire.

Pour terminer au niveau de la gestion du personnel, un seul cadre dans le service économique alors que c’est quand même la priorité de l’institution. Est-ce adapté au secteur ?

C’est en effet le cas à mon grand regret car le développement économique aurait dû être la priorité. Je me permets de rappeler à mon successeur que ce n’est pas faute d’avoir essayé de l’étoffer à plusieurs reprises. J’ai en tête au moins deux créations de postes, animateur économique et chargé de coopération économique, que je n’ai pas réussi à faire prospérer alors qu’ils étaient largement financés dans le cadre de projets partenariaux. Louis Pozzo di Borgo a voté contre le premier et s’est abstenu pour le second quand il a vu que la majorité Bastiaise s’y était opposée.
Comment donc peut-il s’étonner aujourd’hui de trouver ce service si démuni ?

Au niveau des transports en commun votre successeur évoque un retard historique. Pour quelles raisons le Plan Global de Déplacements n’a pas été réalisé pendant votre mandature ?

Je le confirme bien volontiers. Nous avons lancé le projet de Plan Global de Déplacement en début de mandature et j’ai confié le soin à Jean Louis Milani, vice-président délégué aux transports et adjoint au maire de Bastia, de le piloter avec le concours d’un cabinet qui a fait un excellent travail. L’Etat et la Collectivité de Corse y ont activement contribué ainsi que les communes de la CAB et de Marana Golu avec l’ensemble des autres institutions concernées.
Jean Louis Milani a piloté toutes les réunions et visé tous les rapports intermédiaires. En janvier 2020, au moment d’adopter ce rapport, qui avait déjà fait l’objet de moult modifications, c’est le rapporteur lui-même, Jean Louis Milani, qui a souhaité son report à la demande de Pierre Savelli sans pouvoir donner aucune explication. Chacun se souvient de cette séance du Conseil Communautaire où une partie de la majorité communautaire, dont mon successeur faisait partie, a voté ce report.

Vous vous êtes opposé à l’élargissement de la CAB en son temps alors que votre successeur considère que c’est un enjeu majeur. Voyez-vous les choses différemment aujourd’hui ?
J’ai toujours considéré, comme mon successeur l’affirme aujourd’hui qu’on ne peut pas faire de mariages forcés. Mais cela n’a pas toujours été son cas puisqu’en 2016, la majorité communautaire a essayé par tous les moyens d’imposer une fusion aux communes du Sud. A l’époque, le véritable but n’était pas l’élargissement de la CAB mais l’élection d’un nouveau président issu de la fusion et donc mon éviction. La mèche a fait long feu.Votre gestion du Syvadec que vous avez quitté avec des réalisations mais aussi avec des crises non résolues. Quelle est votre vision rétrospective de cet outil ?

Le Syvadec est un outil indispensable. Il a permis de moderniser le traitement des déchets dans l’île avec un réseau d’équipements performants et des agents qualifiés. Il a été l’objet d’attaques injustifiées et a souvent servi de bouc émissaire à des responsables politiques incompétents. Je suis très fier de laisser un outil en état de marche et de savoir qu’il est aujourd’hui de bonnes mains avec Georges Gianni à sa tête. Après avoir contribué à la fondation du SYVADEC et l’avoir présidé pendant plus de 15 ans, j’avais annoncé que je ne briguerais pas de nouveau mandat car je savais qu’il était nécessaire d’en renouveler sa gouvernance.

Dans les bancs de la majorité Communautaire on considère que vous n’avez pas appliqué loyalement le plan régional. Vous en êtes-vous éloigné ?

J’aurais adoré appliquer un plan, mais où est-il ? Après avoir donné des leçons à la terre entière sur ce qu’il ne fallait pas faire, la majorité territoriale est bien en peine pour dire ce qu’il faut faire : incapable de choisir de peur de mécontenter ses soutiens électoraux. Il est inutile d’insister ici sur la pantalonnade des reports successifs du rapport qui devait être impérativement voté en 2020.
Dès lors, le refus de la majorité communautaire de participer au bureau du SYVADEC après l’échec de Guy Armanet était une mauvaise manière faite à une institution qui ne le mérite pas. J’ajoute que les élus Bastiais, Guy Armanet en tête ont voté tous les rapports du Syvadec et notamment ceux prévoyant la création des unités de surtri : ce faisant ils ont fait preuve de bon sens.

Louis Pozzo di Borgo est favorable aux usines de surtri mais considère qu’avec 100 000 tonnes par an, le projet de la CAPA est surdimensionné et qu’il risque « d’obérer totalement le tri ». Quel est votre avis sur la question ?

Une fois de plus Louis Pozzo di Borgo gouverne avec des chiffres erronés. La Corse ne produit pas 150.000 tonnes de déchets ménagers 241.000 (chiffre 2019) avec 87.000 tonnes de déchets valorisés qui sont en grande partie surtriés sur le continent. C’est bien pour trier toute la production du Bassin Ajaccien que cette usine a été dimensionnée ainsi. De deux choses l’une, ou bien mon successeur transforme la réalité pour justifier des positions politiques qu’il a du mal à défendre et c’est grave, ou bien il ne connaît pas ses dossiers ce qui est encore plus grave et extrêmement préjudiciable à son niveau de responsabilité.

Au plan politique régional comment analysez-vous la situation de la Corse avec les crispations entre l’Etat et Gilles Simeoni ?

Je considère que la Corse à tout à perdre dans un combat stérile avec l’Etat. Il faut que notre île assume pleinement ses compétences pour gagner la bataille du développement durable, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Ce n’est qu’à cette aune que sera jugée sa capacité à prendre plus d’autonomie et à assumer des compétences nouvelles.

Comment abordez-vous les prochaines élections territoriales ? Serez-vous présent avec le MCD ?

Je suis extrêmement préoccupé par la situation de la Corse qui prend du retard dans tous les domaines et au-delà de toute considération partisane, une alternance me paraît réellement nécessaire. Bien entendu, je m’impliquerai avec le MCD pour faire en sorte que ce vœu devienne une réalité.

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